Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 17:48




                         DÉNOUEMENT DE DJ


INTRODUCTION:

    -GÉNÉRALE: à vous

    -particulière : Dj a révélé à Sg sa conversion de façade (tirade de l’hypocrisie) : il a dupé son père et il vient de tenter de duper Carlos (il prétend même avoir parlé à Dieu) et lui a donné ,comme à contre-cœur, un rdv aux abords d’un couvent. Dj s'éloigne alors et n’a pas du tout l’intention de se rendre au rdv de la statue quand une voix retentit (lire les deux dernières répliques de la scène V,4).

[QU’EST-CE QU’UN DÉNOUEMENT? L’action dans une pièce est dénouée quand il n’y a plus d’obstacles: il est accès à une situation stable, heureuse ou malheureuse, après des luttes de forces antagonistes qui constituent le nœud. Au XVIIème on parle aussi de catastrophe.
Dans la tradition  récente du XVIIème, un dénouement doit être nécessaire (le hasard est banni), complet (tous les sorts des personnages sont réglés) et rapide. Une des traditions communes à tous les genres consiste à rassembler le plus de personnages possible pour la fin de la pièce.Ce que font beaucoup d'auteurs mais pas M.]

LECTURE

ENJEU DE LA LECTURE : quel est l’apport de M à un dénouement faisant partie des éléments fondamentaux de l'aventure du burlador.

ANNONCE DE VOTRE PLAN

LECTURE ANALYTIQUE.


I. UNE SCÈNE ATTENDUE, TRAITÉE DE FAçON  ELLIPTIQUE :

    a) M obéit à une contrainte de réécriture inhérente à ce qui est en train de devenir un mythe: depuis Tirso, DJ meurt au cours d’un repas dans une chapelle et se voit absorbé par les flammes.
Main tendue, feu, intervention surnaturelle, disparition, telles sont les contraintes.

   Le DJ de Tirso demandait au dernier moment la grâce en assurant de son repentir  mais en vain. Ce canevas peut changer dans les détails (DJ doit se marier le soir même et il s’agit d’une statue  de don Gonzalo chez Tirso ou  d'une Ombre chez Villiers  & Dorimond)) mais pas dans son ensemble. Le XIXème et surtout le XXème l’abandonneront parfois ou la travestiront.

[ E. Rostand, celui de Cyrano, fait de DJ une victime du diable qui n'a même pas droit à l'enfer. qu'il réclame pourtant..(Rostand a la belle idée de 1003 Ombres qui se moquent de lui); chez Max Frisch, DJ est usé, reconnaît que ses provocations ne servent à rien et fait mine de disparaître selon la tradition (pétard et fumée) avant d'aller vivre avec une femme qui lui donnera un enfant) ;chez Montherlant (dans LA MORT QUI FAIT LE TROTTOIR (1958)), la statue vient manger chez DJ (tout sauf des petits pois), mais le burlador veut le tuer à nouveau, lui coupe la tête d'où sort un chef de Carnaval: tout n'était que farce : seule la mort (DJ met un masque qu'il ne pourra plus enlever) gagne.]

    Dans tous les cas Sg (Catilinon chez Tirso) est présent.


    b) M se démarque déjà par son traitement elliptique :

-il est vrai que Tirso montre une disparition de DJ  dans une scène assez rapide mais que M réduit encore.. Les DJ de Dorimond et de Villiers voient un DJ affichant son courage de révolté avec de longues tirades. L’ombre chez Villiers est très bavarde. Chez M, les personnages surnaturels parlent peu. Point de prêches, de discours moraux SINON cette phrase = CITEZ: Dom Juan, l'endurcissement au péché (en)traîne une mort funeste, et les grâces du Ciel que l'on renvoie, ouvrent un chemin à sa foudre.

-M abandonne l’idée de repas vraiment offert et consommé comme le suggérait Tirso (ni tombeau, ni table de Guinée, ni sièges, ni pages, ni scorpions ni vipères, ni chanson  ni ragoût d’ongles noirs....). Il va à l’essentiel : on sait bien que tout est symbolique et qu’il ne s’agit pas de souper. DJ donne sa main et tout est alors fini. [C’est Mozart qui reprendra génialement des aspects anciens (repas commencé mais chez DJ) dans un autre contexte.]

-l’ellipse s’appuie aussi sur une volonté d’imprécision dans le traitement de l’espace : rien de Tirso : pas de mausolée, d’église. Un espace indéfini, presque vide, entre ville et campagne.

     M a choisi la rapidité et a refusé l’anecdotique : et pourtant il a réussi à placer un ajout, en dédoublant les personnages de ses prédécesseurs : il garde et la statue de pierre (loi à la fois 
paternelle, royale, divine) et le spectre feminin. [On sait que M ne met pas de lien de  parenté entre  Elvire et le Commandeur tué par DJ : il y a dans les autres versions une femme qui est fille du mort .]

   Il nous faut poursuivre et découvrir d’autres originalités de M. Tout en cherchant la brièveté même, il fait que  cette scène s’appuie sur une dimension visuelle de première importance. Examinons maintenant


II- Un dénouement pourtant SPECTACULAIRE qui souligne la résistance de DJ

    a) le  merveilleux chrétien rehaussé d'un certain baroque* tardif sert le spectaculaire d’une pièce à machine*.

-il prend des formes successives :

    -le spectre...>la voix
                ...>il change et devient incarnation du Temps
                 ...il s’échappe

    -la statue de pierre selon les archives  fait de 6 à 8 pieds de haut:double du mort, elle  parle et vient au devant de DJ alors qu’à l’acte III elle ne bougeait que la tête et qu’au IV elle avait peu de mots à dire au cours de la parodie de repas proposé par le burlador.


    - merveilleux encore avec la disparition de DJ (
lisez la didascalie) avec force effets visuels et sonores (signalez la curieuse répétition de grand): tonnerre, éclairs. Le lumineux l'emporte. Dj est puni de l’intérieur et de l’extérieur (par un double feu : expliquez).

Mais Molière  ne se contente pas de ce merveilleux et le dépasse largement.


    b) ce spectacle est traité en grand dramaturge :

[LAISSEZ TOMBER SI ON NE VOUS ENNUIE PAS LÀ-DESSUS:

-on note tout d'abord la variété des registres:le merveilleux (monde où tout est possible sans choquer personne) / le fantastique (monde de signes qui sont problématiques et qui inquiètent : Sg est dans le merveilleux, Dj s'affronte à un supposé fantastique qu'il prend
d'ailleurs pour comédie), le comique (Sg), le tragi-comique*, le pathétique (me semble-t-il de Sg dans ses derniers mots entendus de façon trop comique par la tradition)]

-il souligne la question du Temps: le temps presse dans un espace indéterminé (car Dj n’allait pas voir la statue) : les avertissements tombent sans cesse et l’urgence est évidente:citez

    -il reste un moment

    -s’il ne se repent ici, sa perte est résolue

    -devant tant de preuves Sg lui demande de se jeter vite dans le repentir.

-le spectaculaire est parfaitement  intégré à la logique de sa pièce : il  est le résultat de toutes les étapes et de toute la progression. Tout prend sens. À commencer par les symboles connus.

    -nous ne sommes pas surpris par l’intrusion du comique, du moins celui de la scène 5 : Sg est fidèle à lui-même: il avertit  comme tout au long de la pièce (citez après la tirade du séducteur(I,2) "les libertins ne font jamais une bonne fin") et en même temps fait rire à un moment qui ne s’y prête guère (Ah, Monsieur, c'est un spectre, je le reconnais au marcher).

    -le spectre (souvent joué/dit par l’actrice d’Elvire) symbolise toutes les femmes (il les résume toutes) et le voile renvoie à tous les tabous violés (vœux de nonne, mariage); le spectre caché affronte l’homme du masque, le comédien par excellence (qui vient d’annoncer son dernier rôle : hypocrite).

    -le spectre  change sous nos yeux : sous les yeux de celui qui changeait tout le temps ; devenu Temps, il désigne tout le désir (baroque) de DJ  qui était d’épouser le Temps, de se plier au changement permanent.

    -la pierre, froide en principe, foudroie soudain celui qui était d’une grande froideur calculatrice sous l’apparence solaire d’un amoureux qui feignait le feu de la passion.

    -le tranchant de l’épée de celui qui faisait et défaisait les nœuds s’oppose au tranchant de la faux qui annonce la mort...inéluctable sans repentir

=>    M nous offre en peu de mots, en peu de temps une magnifique rencontre autour de l’homme du mouvement: tout bouge soudain;  autour de l’homme du changement, les spectres se changent. Tout bouge sauf soudain...DJ

    -le sommet du dramatique, de la discrétion et de la profondeur est dans “ arrêtez, DJ”: l’homme de la course se voit arrêté, pour toujours. Il venait de dire ALLONS : l’homme de l’allant, de l’élan est définitivement immobilisé.


    »enfin la cohérence dramaturgique de M apparaît encore mieux avec le geste et la parole :

-le C demande la main de Dj, geste que ce dernier faisait avec tout le monde (femmes, Dimanche);

-il demande à DJ s’il tiendra parole, piège que le burlador tendait tout le temps : la parole était son piège par excellence. La statue le prend à son propre piège et lui lance un défi qui réveille l’orgueil du noble. Celui qui pervertissait le contrat oral accepte un pacte qui va devenir punitif et infernal. 
 

    => Une tension dramatique croissante aboutissant à une mort spectaculaire qui est le point de convergence de toute la pièce :
oui, mais grâce à une résistance elle aussi spectaculaire =>

   

    c) le spectacle met ainsi  en valeur la réaction de  Dj :

    Sa résistance est indéniable : DJ lutte encore à tout prix. Il n’abandonne pas. Nous sommes loin de Tirso et de son repentir. Loin aussi des DJ de Dorimond et Villiers qui montraient un affrontement violent mais bavard entre un homme inquiet chez Dorimond, athée, un révolté luciférien chez Villiers et le représentant de Dieu.

    La résistance de DJ est sur deux plans : citez V,2:convaincre mon esprit , ébranler mon âme.

        -1-la réaction intellectuelle (
convaincre mon esprit) : il résiste en  libertin  rationaliste et sceptique. DJ reste un esprit fort jusqu’au bout :l’homme de la comédie semble même suspecter une comédie.


Renvoyez au texte :
    -Spectre, fantôme, ou diable, je veux voir ce que c'est. Il ne croit qu’au concret, au tangible.
    -il se sert de son épée pour éprouver comme un savant (et je veux éprouver avec mon épée si c'est un corps ou un esprit)
    -il reconnaît cette voix : on me joue, on se joue de moi.

             -2-le refus de l’âme:

    -Non, non, rien n'est capable de m'imprimer de la terreur: Dj refuse une conversion qui s’appuie sur la peur : il veut une adhésion de l’esprit. En disciple  de Lucrèce il considère que Dieu n'est que le produit de la peur des hommes. On veut le terroriser : il ne saurait céder.


    Avant d’en juger on ne peut que noter la cohérence de DJ qui  affronte la Mort en la regardant en face. Il nie sans cesse. Presque jusqu’au bout DJ dit NON, il est l’homme du NON.

-Non, non, rien n'est capable etc..
   
-Non, non, il ne sera pas dit, (on constate ici une réaction d'immense orgueil) quoiqu’il arrive que je sois capable de me REPENTIR. Il ne joue pas, il a oublié l’hypocrisie.


    => Ce qui rend encore plus mémorable son OUI et son “Où FAUT-IL ALLER ?” dit comme naturellement, comme si tout allait de soi ou dit avec la fermeté d'un défi. Pour une fois, il joue l’échange jusqu’au bout. S'il n'a jamais tenu aucune promesse, on se dit qu'ici au moins il s'engage comme dans un contrat avec lui-même.

Dj devait manger avec le Commandeur : il est avalé par la Terre et les enfers.



  => Il reste alors à interpréter  son attitude rendue de façon aussi  frappante : courage, scepticisme, aveuglement?

On va voir que cette

III) FIN  CONTRIBUE ENCORE AU MYTHE par  les lectures plurielles qu'elle provoque.

    a)une lecture chrétienne, édifiante est possible : l’ange maléfique est éliminé pour son aveuglement, son entêtement. Lire la phrase du Commandeur statufié : DJ, l'endurcissement au péché....etc.La théologie est respectée : l'endurcissement au péché est une faute gravissime alors et surtout DJ n'a tenu compte d'aucun avertissement:il n'a jamais voulu entendre les avertissements et menaces énoncés par Sg et surtout Elvire (à vous; où? INSISTEZ: MONTREZ VOTRE CONNAISSANCE DU TEXTE.); il n’a pas voulu deviner sous le naufrage, dans la rencontre du Pauvre et son refus, des indices de la présence du Ciel. Il a blasphémé en lançant son invitation au Mort. Ici même, devant le spectre, il sort l’épée. Dieu existe, il est patient et Dj était libre jusqu’au bout de choisir la bonne voie. Celle du vrai repentir.

  Il est alors inévitablement condamné pour son orgueil & son entêtement, son obstination envers le surnaturel indubitable. En restant étranger au mystère, à la Grâce, il se condamne.


    b) les chrétiens orthodoxes de l'époque n'ont pas admis cette fin, pas plus que toute la pièce :ils ont suspecté M de bien des choses et une critique très fine a circulé sous un nom d'emprunt ROCHEMONT : sa polémique s'intitulait  OBSERVATIONS SUR LA COMÉDIE DE MOLÈRE INTITULÉE LE FESTIN DE PIERRE (vous avez sûrement des extraits dans vos éditions (à la fin peut-être)).

- sur la scène, ils n'ont pas vu le pécheur insouciant de Tirso, les athées bavards et monstrueux  de Villiers et Dorimond (chez ces derniers Dj est un jouisseur brutal, un criminel endurci qui frappe et injurie son père, le fait mourir de chagrin, tue froidement le père de sa femme etc), et malgré l'incontestable NOIRCEUR du Dj moliéresque, ils  ont cru sentir une héroïsation, y compris dans ce finale. Héroïsation d'un personnage clairement exhibé comme anti-héros par les prédécesseurs, d'un personnage écrit par eux pour être détesté et blâmé.

 En effet si on peut le voir entêté, on peut aussi le voir courageux : ainsi son oui. Ils ont voulu comprendre que M grandissait le rebelle  jusqu'au moment de mourir.


-en outre cet appel au merveilleux, ces manifestations spectaculaires, presque surjouées, surthéâtralisées ressemblent plus à la foi du moine - bourru de Sg qu’à une manifestation sacrée: on a soupçonné M de pratiquer ici l’éloge paradoxal (si fréquent dans la pièce) du merveilleux chrétien. Ils l'ont accusé M de faire du merveilleux pour le rendre ridicule et peu plausible car trop voyant. Pire : les libertins pouvaient certes comprendre un allusion au stéréotype de l’enfer mais aussi au feu des bûchers dont furent victimes des esprits libres  comme Vanini par exemple*.

-mais c'est surtout  la réaction du  soi-disant "défenseur de la religion "qui a  choqué :la véritable cible des adversaires de M et sa pièce, ce fut SG : dans une oraison funèbre finale vite censurée (empruntée à une version italienne, à Cicognini :"Mes gages!Mes gages!Il faut donc que j'envoie un huissier chez le diable pour avoir mes gages."), celui qui devait faire pendant aux atrocités de l'athée (ce qu'il est aux yeux de ces censeurs orthodoxes) ne tient aucun compte de ce qu'il vient de voir : il ne s'incline pas devant l'action  de Dieu, n'est nullement  édifié par ce geste immédiat miraculeux.... mais n'a en tête que son problème d’argent. Le Ciel  élimine DJ et  Sg demeure bien terre à terre, prosaïque, incapable d'élévation d'âme... M censura ces mots répétés qui faisaient rire et se contenta de lui faire constater la satisfaction de tous sauf la sienne, puni peut-être pour l'avoir trop suivi..


c) que choisir ?

C'est très délicat et c'est une liberté aussi qui nous est laissée, même si nous sommes menacés par des anachronismes.
  
  Il évident que M, dans les circonstances qui sont les siennes (poète proche du Roi) ne peut s'en prendre à la religion en général et c'est sa carrière qui se joue. Même s'il est assez proche de libertins, comme toujours, il condamne  les extrêmes, et ici les deux extrêmes sont le faux dévot venu de Tartuffe et placé dans la tirade de l'hypocrisie ou le croyant superstitieux  du type de Sg et le libertin  fanatique qui nie même l’évidence et ne va pas au bout de sa liberté puisqu'il parasite une classe dont il se sert et puisqu'il méprise presque tout le monde ce qui ne saurait satisfaire M.


En même temps, volontairement ou pas, M a prêté tout son talent à Dj qui (malgré la noirceur indéniable qu'on constate souvent  MAIS elle est BIEN MOINDRE QUE CHEZ VILLIERS ET DORIMOND) garde une séduction qui a passé le temps et a trouvé de nouveaux échos dans des contextes différents.

    Avec un tel finale, M, beaucoup plus que d'autres de ses contemporains, ouvre bien des voies passionnantes dans lesquelles il ne se reconnaîtrait pas forcément:

-dans ses contradictions même, malgré sa cruauté,  Dj incarne un horizon de libération individuelle que les siècles suivants entendront..Refus de la norme religieuse (du repentir, de la honte), refus de la norme morale commune.

-on peut aller plus loin : il y a chez lui une recherche de l'excès qu'il parle bien à la société moderne. Il va à la mort sans crainte et c'est au défi de la vie dans toutes ses formes qu'il répondait: la mort comprise. De façon anachronique ouvertement, on en a fait un dandy baudelairien qui acceptait la mort pour trouver du nouveau (dernier mot du dernier poème des FLEURS DU MAL).

-ainsi certains metteurs en scène feront de ce AH final un ultime cri de révolte (ah de l'acteur montrant le poing) et non de punition reconnue.D'autres un AH d'extase....

  [ON VOUS DEMANDERA VOTRE AVIS. PRÉPAREZ BIEN LA DÉFENSE DE VOTRE CONCEPTION avec le cours sur les défis de DJ.

  ON POURRA AUSSI VOUS DEMANDER QUELLE SERAIT VOTRE MISE EN SCÈNE : pensez que tel metteur en scène montrait derrière et dans la statue les frères de Carlos...ou Chéreau qui fit du Commandeur un envoyé quasi-policier du Roi...]


cl: voilà bien une fin attendue, annoncée depuis le début de la pièce et qui surprend tout de même. Mélange de merveilleux chrétien et de baroque à une époque où le théâtre ne l'était plus, mélange de comique, de tragique, elle laisse le spectateur indécis et on continue à se battre sur son sens dans la critique. DJ est éliminé certes mais la fascination qu'il inspire n'a pas pour autant cessé.



Par J-M. R. - Publié dans : Dom Juan
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