Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /Jan /2009 04:18
  [ENTRE NOUS : SI VOUS NE SAVEZ RIEN DU BAROQUE NE PRONONCEZ PAS CE MOT : ICI CYRANO EST BAROQUE DANS LE PRINCIPE D'INVERSION, avec  LES MÉTAMORPHOSES QU'IL MET EN SCÈNE DANS SES ROMANS, PAR SON IMAGINATION, PAR SES JEUX DE MIROIR ( il y a deux paradis l'un sur la Lune, l'autre qui fut sur terre)  ETC.]


autres questions :

*en quoi est-ce un texte libertin ?
       -réponse : 1-d'un libertin baroque qui aime l'invention, l'imagination et surtout le procédé de l'inversion pour persuader. [ par ailleurs, son roman est baroque en ce sens qu'il est comme le défilé sur une scène de grands dialogues philosophiques ( avec le Castillan, le démon de Socrate, un jeune homme)];
                         2-d'un libertin critique et polémique qui veut nous faire réfléchir.= mon plan.
-en dehors de notre extrait dites que Cyrano s'appuie sur de nombreux philosophes dangereux à l'époque, grands inspirateurs de libertins : Épicure, Lucrèce; il critique violemment Aristote, si bien admis par la religion catholique, il renvoie souvent de façon complexe à Gassendi;au plan politique, il célèbre une sorte de démocratie parlementaire (discours de la pie), il dénonce la gérontocratie etc.

*comment s'y prend Cyrano pour nous persuader? Même plan..



•INTRODUCTION : à abréger avec finesse.GARDEZ DES ÉLÉMENTS POUR L'ENTRETIEN.

        • qui est Cyrano? Né en 1619 et mort en 1655, il n'est pas gascon ni de Bergerac : il s'appelle Savinien de Cyrano, fils de bourgeois parisiens qui achetèrent une maison dans un fief de la vallée de Chevreuse, près de Paris, nommé Bergerac.

[On ne sait où il fit ses études (Beauvais?) mais on sait qu'il s'ngagea dans le métier des armes dans une compagnie de gardes : il fut souvent blessé.

On ne sait plus s'il approcha le philosophe Gassendi (quelques spécialistes en sont certains) qui influenca (malgré lui parfois) les libertins.

Il alterna l'étude et le désordre tout en demeurant un bretteur redouté.

Sous la Fronde* il fut tour à tour contre et pour Mazarin.]

On retient de lui LE PÉDANT JOUÉ (1645) auquel Molière emprunta la scène de la galère  dans LES FOURBERIES DE SCAPIN)  ET LE ÉTATS ET EMPIRE DE LA LUNE  (achevé vers 1649) PUIS LES ÉTATS ET EMPIRES DU SOLEIL (1660). Sa tragédie LA MORT D'AGRIPPINE fit scandale(avec les tirades de SÉJANUS, prolétaire cynique et d'un amoralisme éloquent).

-il meurt des suites d'un accident et il est enterré très chrétiennement...[les spécialistes pensent qu'il était incrédule plus qu'athée et que son Dieu était d'une originalité vaguement proche du Dieu de Spinoza qu'il ne pouvait connaître.]
 
On publie parfois les deux romans ensemble sous le titre L'AUTRE MONDE.

                 
•SITUATION DE L'ŒUVRE ET DE L'EXTRAIT

        •rappelez que ce texte a été publié de façon posthume par les soins de son ami Lebret (en1657), qui a modifié le texte, l’a tronqué, édulcoré afin d’en limiter la portée subversive. Il faudra  attendre 1890 pour que l’on exhume la version originale !

  [abrégez=>]  Les Etats et empires de la lune se présentent comme un récit de voyage initiatique fait par un picaro* de l'espace,  cependant original puiqu’il s’agit d’un voyage spatial, qui vise moins notre instruction  que notre libération.  C’est un roman  inspiré de l'HOMME DANS LA LUNE d'un Anglais, Godwin traduit en 1648 (il est le Castillan du roman, philosophe lui aussi avec qui le héros s'entretient dans leur cage , la nuit)), où, en épicurien, Cyrano  veut nous arracher à nos préjugés  et  à nos peurs. Le personnage visite la lune  où il découvre d’abord le paradis, puis le peuple des Séléniens,  des quadrupèdes à visage humain, où se pratiquent deux langages (les grands s’expriment en musique ; le peuple par un trémoussement des membres), où l’on mange en humant les odeurs de nourriture, où les enfants dirigent les parents,  où les poèmes  sont la monnaie du pays (toujours la question de l'argent comme chez D'Assoucy) si bien que les personnes d’esprit y font toujours bonne chère.Le Castillan et le N sont d'abord  considérés comme des singes.


•LECTURE

•ENJEU:UNE FICTION : QUELS EN SONT LES MOYENS ET LES BUTS DE CET EXTRAIT DE  ROMAN PHILOSOPHIQUE?voir comment et pourquoi cette fiction cherche à battre en brêche les préjugés, nos préjugés.

•ANNONCE DU PLAN




I-UN MONDE QUI BOULEVERSE LES DONNÉES CONNUES :un appel plaisant à la réflexion.

Un motif va conduire le lecteur :l'inversion AUX EFFETS AMUSANTS MAIS SÉRIEUX APRÈS RÉFLEXION.

            •la fiction, la fantaisie nous offrent un détour par un monde inversé : deux hommes, supposés être le dernier et le plus  bel objet de la création se retrouvent en piteuse posture. On reconnaît vite le moyen et BUT DU TEXTE : en voyant les réactions des Séléniens, le lecteur doit se voir mieux. CdB médite déjà sur l'opposition nous /eux qui structurent souvent les sociétés humaines. Il nous faut apprendre à nous regarder comme étranger. Conséquence du renversement copernicien*. Nous ne sommes plus au centre.

Voyons ce motif de l'inversion: on en rencontre quelques formes:  


1- inversion terre / lune

a-  première découverte : la lune est habitée par les Séléniens, qui ont leurs prêtres et donc leur religion.

       La terre n’est pas le seul endroit du monde qui soit habité : il existe d’autres mondes. Il existe d’autres êtres qui “raisonnent” .Une telle découverte remet en cause les dogmes chrétiens : non seulement la terre n’est pas un centre fixe autour duquel tourne le soleil, mais en plus, d’autres formes d’existence se trouvent ailleurs. Une telle découverte ruine le géocentrisme, la cosmologie chrétienne, mais surtout décrédibilise le premier livre de la Bible et sa téléologie : la Genèse, dans lequel il est écrit que  Dieu a fait le monde pour l’homme. C’est pour avoir soutenu de pareilles idées que Giordano Bruno avait été  torturé et brûlé des années plus tôt (1601). L'homme n'est donc pas la fin (le but ni le dernier maillon : Diderot dira la même chose un siècle plus tard) de la Nature.

b- Deuxième découverte

    Le héros arrivé sur la lune  découvre que le globe terrestre y est considéré comme la lune. Pour les prêtres, le héros-narrateur (qui devait s'appeler à la fin du livre DYRCONA), provient «de la Lune» (l 9 donc la..terre). Cyrano de Bergerac  veut nous faire comprendre la relativité de nos opinions et les limites de toute vérité..

2- inversion homme / animal

  La lune est habitée par les Séléniens, un peuple de géants, qui marchent à quatre pattes et qui considèrent que ces spécimens à deux jambes ne sont pas des hommes. Nous assistons donc à une inversion  : ceux qui  sont  des animaux pour nous sont des hommes sur la lune ; tandis que le bipède humain y fait figure d’étrange animal.Tout d'abord des singes : puis quand le narrateur eut appris la langue des Séléniens on faillit l'appeler Homme : ce à quoi s'opposèrent les prêtres (cf le début du texte : cette croyance allait prendre racine : laquelle? Que le Castillan et le N était des hommes sauvages qui n'avaient pas eu la chance de posséder...quatres jambes)qui réprimèrent cette intuition du peuple...

a- nous assistons à la dévalorisation de l’homme présenté comme

-une brute l 15 : sens de brute?
-voire pire qu'une bête l 3
-pire qu'un monstre L 4

 -et en tout cas  désigné comme  si peu de chose  L16/17

tandis que les créatures à quatre jambes  y sont  présentées comme une «chose si précieuse» L11 et comme seuls humains !!!6/7

=>Le vocabulaire est significatif : «nous autres nous marchons à quatre pieds» (l.7) ; les bipèdes sont sur deux «pattes».  Le sort du bipède s’exprime aussi en termes péjoratifs :  l’"homme" , le terrien que les Séléniens prennent pour un lunaire ...a été dédaign[é]»(l.14), «abandonn[é]» (l.15)

b- le bipède est présenté  même comme inférieur aux animaux vivants sur la lune: il serait plus logique que «nos animaux domestiques» soient reconnus comme des hommes plutôt que ces étranges créatures à deux pattes (Critique de l’éthnocentrisme).

   Plus loin, les prêtres soutiennent l’idée que les oiseaux sont supérieurs  aux deux créatures parce qu’ils ont l’avantage des plumes.

L’homme terrestre arriverait donc tout en bas de la création animée, simple caprice de la Nature l15 .

c- Les prétendus "arguments" fournis par les prêtres sont nourris :

-Le bipède vient d’un autre  monde ( ce qui n' est un argument que pour eux)

- il est inférieur parce que la position sur  quatre piliers  est plus stable que la position sur deux pattes...

-il n’est pas rapide comme l’oiseau, ou le quadrupède  ; il est limité, et  tombe prisonnier des quadrupèdes plus véloces.

-la position de la tête indique une position de suppliant ( point très ironique : on sait que dans LES MÉTAMORPHOSES  Ovide (un païen) fait du regard tourné vers le haut un attribut majeur de l’humanité ; en outre se tourner vers le haut c’est pour un croyant se tourner vers Dieu mais eux, les quadrupèdes sont tellement nantis qu'il leur suffit de se tourner vers le sol sans jamais se plaindre: ils n'ont rien à demander, ils ont tout : autrement dit suggère CdB, le regard vers le divin dépend de notre constitution et de notre éducation..... Propos polémique.

Cyrano prend position ici dans deux débats :

(1) les Séléniens  chantent, ils ont leurs valeurs( en particulier celle du poème comme monnaie d'échange...); donc ce que nous prenons pour animal, le quadrupède ici, doit être respecté.

    Évidemment Cyrano de Bergerac ne prétend pas absolument que l’animal soit supérieur à l’homme. Simplement il prend position dans un débat très vif au XVIIème siècle sur le statut de l’animal. Il dénonce l’anthropocentrisme, la prétention de l’homme qui croit que le reste de la création n’existe que  pour lui,  et nous invite à plus d’humilité  et de respect envers les animaux.

(2)Mais l'enjeu du texte est ailleurs : nous, hommes agissons comme ces prêtres séléniens, nous  méprisons les animaux, pire nous méprisons ceux qui ne nous ressemblent pas, nous les classons comme inférieurs, nous utilisons des justifications confuses ou peu fondées (l'apparence corporelle) pour nous croire supérieurs.

 Le détour de cette fiction est de nous mettre dans la situation de l'Autre que l'Humain, de l'autre que le Blanc, que l'Européen, de tous les autres (dont l'animal) que nous traitons par le mépris et l'ignorance: ce monde inversé placé dans une fiction nous pousse à changer notre regard, à nous libérer des regards imposés (on a déjà à l'œuvre la technique du Persan de Montesquieu). Il tourne alors à la satire au service d'une dénonciation de ceux qui voilent notre regard . Passons alors à


II- Une critique des prêtres séléniens mais évidemment surtout français.Une universalité chrétienne bien bousculée:

a-et tout d'abord de leurs victimes  trop vite consentantes:

 Cyrano se livre à une double dénonciation : il fait une critique de ce qu’on appelait avec mépris le vulgaire au XVIIème siècle. Mais une critique nuancée. Il nous livre en même temps une réflexion sur les hommes de façon générale.


Dans un premier temps, avant notre extrait  le peuple des  Séléniens a eu un doute et s'est demandé si ces créatures bipèdes ne seraient pas finalement des hommes mais seulement sauvages. Il a fallu un long travail d'embrigadement "théologique" pour asservir le vulgaire comme on l'appelait au XVIIème.  Ce qui nous donne deux observations:

-1)le peuple est capable de justes intuitions;

-2) mais il est bridé (l32), étouffé. A la fin, à force d’entendre les discours des prêtres, les hommes finissent par se rallier à leur avis, les peuples se laissent facilement endoctriner par quelques individus. Ils peuvent juger par eux-mêmes mais on ne leur en laisse pas le temps et on ne leur en donne pas les moyens . Quitte à imposer un avis qui n'a pas de sens  :  «il fut arrêté que  je ne passerais tout au plus que pour un perroquet sans plumes» : l’image est amusante car paradoxale. Un perroquet sans plumes ne ressemble pas à un perroquet, mais à un abominable résidu de poulet. 

   L’image a aussi, sous une invention amusante, une signification philosophique :  Platon  avait défini  l’homme comme un  bipède sans plume et qui avait une âme. Diogène pluma un coq et l'amena à l'école de Platon. "Voilà, dit-il, l'homme de Platon !" D'où l'ajout que fit Platon à sa définition : "et qui a des ongles plats".  Ici, il n’est plus question d’âme :  l’homme n’est plus qu’un perroquet (parce qu’il parle comme lui)  mais  privé de son beau plumage. Cyrano montre en passant et avec le rire combien toute définition est susceptible de critique et d'examen sérieux..

b- Le texte dénonce l’attitude des prêtres

(1)- Leur dogmatisme*
( Disposition d'esprit d'une personne à affirmer de façon péremptoire ou à  admettre comme vraies certaines idées sans discussion)

- ils s’opposent systématiquement à ce que pensent les autres , surtout le peuple jugé ignorant.

- ils présentent leur avis comme une certitude absolue qu’ils étayent au moyen d’un raisonnement nourri, multipliant causes ( “à cause qu’ils sont nés” /, “parce que “” car”)  et conséquences. La raison est détournée de sa fonction : elle devient un raisonnement, une logique fondée sur deux (faux)arguments:

- d’abord l’ethnocentrisme  (les bipèdes ne sont pas des hommes parce qu’ils sont étrangers) et, ensuite, l’intentionnalité,  la finalité:


a-de Dieu (citez) b-de la Nature(idem)(=anthropomorphisme)  plutôt que sur des faits observés, et vérifiés.

Car, dans leur orgueil , les prêtres prétendent lire, parler au nom de Dieu, connaître sa volonté («Dieu ne voulut pas»), ses sentiments («il eut peur»), ses intentions («il prit la peine de l’asseoir sur quatre piliers afin qu’il ne pût pas tomber»).

Ils parlent de Dieu  comme s’il s’était révélé à eux et était un familier, et comme s’il y avait eu une intentionnalité divine, comme si Dieu avait décidé de tout.

En même temps, ils donnent une idée très incohérente de Dieu : n’est-il pas absurde en effet que Dieu  qui méprise le bipède soit tout de même responsable de sa création puisqu’il l’a confiée  à la nature? S’il n’en voulait pas, pourquoi s’en embarrasser ? Implicitement c’est un argument souvent brandi par les athées qui appert ici :  comment le monde qui n’est pas parfait aurait pu être créé par Dieu qui est parfait ? N’est-ce pas que ce n’est pas Dieu qui l’a créé, et donc que Dieu n’existe pas ? (on peut dire que ce point était "réfuté" par des théologiens et par un génial contemporain de Cyrano, Pascal. Sans grand succès toutefois.)

    Plus curieux encore: ils établissent  une bizarre hiérarchie entre  Dieu et la Nature : ce dont Dieu n’a pas voulu, c’est la nature qui l’a construit : le bipède a été abandonné au caprice de la nature [point capital : Cyrano est persuadé que la nature, l'histoire de la vie sont dues au hasard] . Le monde aurait été donc créé en partie par Dieu, en partie par la nature. Ils ne s’aperçoivent pas que leur explication qui  justifie l’existence de créatures aussi mal faites que les hommes (comment Dieu parfait aurait-il créé des créateurs aussi monstrueuses) est boiteuse :  si  la Nature a créé une partie du monde, que ne l’a-t-elle créé tout entier ?

D’une manière générale, les prêtres savent tout sur tout : si les hommes sont debout  c’est pour supplier Dieu. Ils en sont convaincus sans avoir eu besoin  d’interroger les bipèdes pour en connaître les raisons.

c-la pique ultime de notre extrait :  les moins passionnés sont déjà très véhéments. Qu’en est-il des autres ?

Pour impressionner les autres Séléniens, ils leur font peur : c’est une impiété épouvantable L 2/3 ( hyperbole = qui doit épouvanter, terroriser) que de penser que les bipèdes sont des hommes.

Tous les jours ils endoctrinent le peuple.Derrière ces prêtres séléniens Cyrano vise aussi les moralistes, les philosophes chétiens...


  cl Dans notre  extrait   des Etats et empires de la lune, on retrouve la même dénonciation de la prétention humaine, de l’obscurantisme religieux. Mais la critique ici  cible les représentants du clergé, individus obtus, imbus de leur pouvoir, s’arrogeant une prétendue connaissance des volontés divines.  Le prêtre est  à la fois celui qui condense en lui les défauts humains que sont la prétention et le dogmatisme et qui exploite à merveille la naïveté de ses semblables.  La raison ne nous grandit pas ; elle n’est qu’un prétexte à ratiocination, à sophisme.  Le libertin est sans illusion sur l’homme mais s’amuse ici encore à inverser  nos valeurs pour mieux mettre en cause nos certitudes.

Dans le reste du voyage Dyrcona qui sera passé par la cage des oiseaux du roi et de la reine découvrira que le quadrupède à des belles initiatives : y a-t-il une guerre? Voir notre extrait donné en fin d'année ( équité , courte paille).

Il sera déclaré homme, finalement assez vite.Le Séléniens se débarassent mieux et plus vite de l'empire du clergé que les hommes, les terriens.

LE HÉROS À SON RETOUR SUR TERRE SERA MIS EN PRISON : les prêtres se méfient de lui, évidemment. Heureusement il s'envolera vers l'empire du soleil gouverné par les ...oiseaux mais pas les aigles...les colombes! Une pie lui fera découvrir l'importance d'une monarchie dont les représentants sont élus...Il a un siècle d'avance.

Nous aurons donc  appris sur nous avec les erreurs de certains Séléniens proches de nous en sottise (prêtres) et d'autres qui mettent en cause par des initiatives et par leur seule existence nos certitudes prétentieuses.

Un tel livre ouvre une voie royale au conte et au roman philosophiques du XVIIIéme : de qui ? À vous.



ANNEXE(1) :de façon très implicite, Cyrano veut nous convaincre sur certains points:

  (1)dans la recontre avec les Séléniens,Cyrano souhaite  montrer que ceux que nous prendrions pour des animaux parlent : ce qui signifie en clair qu'au plan philosophique qu'ils ont une ÂME, fait récusé par les théologiens et les philosophes souvent.ÂME mortelle comme celle ...des hommes.

   (2) l'homme est debout : nombre de philosophes (dont Aristote) ont affirmé que c'était la singularité de l'homme qui est "né" bipède. Pour Cyrano rien n'est moins sûr. Comme Vanini, Cyrano pense que l'homme fut quadrupède. Nouvelle attaque contre l'homme selon la Bible.


DÉTAIL/ANECDOTIQUE:Sachez que dans ses deux romans Cyrano a anticipé sur bien des réalisations techniques :il invente presque le montgolfière, le mégaphone, le magnétophone,la caravane ou le camping-car... une sorte de voiture magnétique.



Par J-M. R. - Publié dans : libertinage XVII et XVIII
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