V. Hugo, les Contemplations,
•PRÉSENTATION BIOGRAPHIQUE:
Le recueil des Contemplations a été publié en 1856 : V. Hugo
a 54 ans. Il est alors un poète célèbre depuis sa jeunesse, et sera le modèle pour d’autres poètes jusqu’à la fin de sa vie (même des parnassiens comme Théodore de Banville se
réclament de lui) ; politiquement, il a connu tous les changements politiques du siècle (son père était général d’Empire, et il assistera aux Révolutions de 1830, 1848, et à la prise de
pouvoir par Napoléon III en 1952, à l’origine de son exil ). Le recueil est marqué surtout par la mort d’une de ses filles, Léopoldine et de son fiancé en 1843 : il s’organise en deux parties,
avant, après.
Le titre, les Contemplations, au pluriel, a une dimension
philosophique et religieuse (la contemplation a même souvent une dimension mystique inséparable d'un SAVOIR qui n'a rien de scientifique ou rationnel), qui rappelle Lamartine (et ses
Méditations poétiques). L’œuvre se présente dès la préface comme autobiographique, comme la quintessence de toute une vie , comme
les «Mémoires d’une âme” dans laquelle le lecteur est sûr de se reconnaître comme en un miroir.
Le texte, bref, que nous allons lire est le poème
liminaire de ce long recueil. C’est dire son importance, sa valeur symbolique, son rôle préfacier au seuil de six livres, séparés en deux (AUTREFOIS, AUJOURD'HUI distingués par la
page ne contenant que la date du 4 septembre 1843): le premier livre est intitulé AURORE et le dernier, AU BORD DE L'INFINI.
•Lecture
•PRÉSENTATION: Ce poème ne relève pas d’une forme fixe : il se compose de quatre quatrains alternant
alexandrins et hexasyllabes, aux rimes croisées. Il se divise en deux temps : le récit
puis le discours, dans une progression simple et pédagogique. [Daté précisément nous ne savons pas s'il s'agit de la date de l'expérience ou de
la date de rédaction du poème ou les deux ensemble].
•COMPOSITION : un récit très limité (Q1+2) et ensuite l'intervention d'une voix (Q3+4).
• ENJEU :Nous verrons qu’il peut se lire comme une réflexion sur le statut du poète, et comme une parabole
sur l’homme dans le monde.
•LECTURE LINÉAIRE.
[TITRE? vous pouvez passer ce crochet.
Dans certaines éditions, UN JOUR, est placé comme titre : au-delà de la valeur temporelle imprécise du mot on ne peut
pas ne pas entendre la valeur lumineuse et symbolique du jour: poète de l'antithèse, Hugo a laissé une œuvre gigantesque qui montre le noir absolu mais sans jamais condamner le lecteur au
pessimisme. Il y a de la lumière chez Hugo. Toujours (comme à la fin de CE QUE DISAIT LA BOUCHE D'OMBRE). ]
Q1: IL EST DOMINÉ PAR une OPPOSITION : celle du STATIQUE & du DYNAMIQUE (LE je / LES ÉLÉMENTS); un JE
qui laisse vite place au navire.
Le premier quatrain se présente comme l'amorce d'un récit traditionnel avec un verbe au passé simple à valeur
accomplie et ponctuelle:
Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants,
Passer, gonflant ses voiles,
Un rapide navire enveloppé de vents,
De vagues et d'étoiles;
- ainsi c’est une notation de temps imprécise qui ouvre le poème. Imprécise elle
le restera de même que la notation de lieu..Où est-il exactement? Localisation jugée sans intérêt.
- l'expérience est personnelle : le texte est écrit à la première personne avec le je qui se
manifeste très tôt, mais pour s’effacer aussitôt et laisser la place au complément dans les trois vers suivants.
- Hugo n’évoque guère que sa position, à la fois altière (debout), et
intermédiaire : il est “au bord des flots mouvants”, à la limite de la terre et de la mer. ENTRE deux éléments. Cette position sera
redoublée par d'autres notations dans la suite du poème.
A priori le récit rapporte un événement d'intérêt limité : il voit un navire, gonflant ses
voiles: expérience banale, mais qui prend vite un tour symbolique (élément qui prépare la leçon du poème) Voyons l'objet de la
contemplation:
Passer, gonflant ses voiles,
Un rapide navire enveloppé de vents,
De vagues et d'étoiles;
-le navire, seulement nommé au 3ème vers, semble doué d’une autonomie qui se traduit par “gonflant ses voiles”
(le participe présent faisant croire à l'activité du bateau) ;
-cette valeur symbolique (que nous comprendrons mieux après la révélation de
la Voix au q4) est confirmée par les compléments du participe passé : enveloppé de vents, de vagues et d’étoiles : c’est le dernier complément (d'agent) qui entraîne la
dimension métaphorique : il donne la mesure d’un univers miniature (alors que le navire a plusieurs voiles), comme si les étoiles s’étaient rapprochées du navire.
D’un côté Hugo emploie le participe présent “gonflant” qui fait du bateau un être actif ; de l’autre, il utilise
le participe passé à la valeur passive : le bateau est libre et soumis à des forces extérieures qui ont d'étranges pouvoirs (d'enveloppement). Quelque chose de mystérieux a lieu, à
peine saisissable avant le dernier mot du vers 4.
L’aspect à peine descriptif (ni couleurs, ni formes) du récit est renforcé de son côté par une harmonie imitative :
-sonore, avec l’allitération en [v] et [f], qui donne le sentiment de la vitesse du
bateau dans le vent.
-versificatrice : l’alternance de vers longs et courts semble imiter le mouvement des
vagues.
Avec le glissement symbolique du récit, le poète devient visionnaire : il voit le navire (lui
aussi sans aucune précision réaliste), malgré sa course rapide et surtout, malgré la triple enveloppe des vents, des vagues et des étoiles.
Q2
A la vue succède l’ouïe : relire la deuxième strophe.
Et j'entendis, penché sur l'abîme des cieux,
Que l'autre abîme touche,
Me parler à l'oreille une voix dont mes yeux
Ne voyaient pas la bouche:
Le récit se poursuit dans une certaine continuité de composition :
-avec le lien de la conjonction de coordination (et), la présence du pronom personnel JE, le verbe au passé
simple et une indication spatiale; avec aussi le même retard (syntaxique, grammaticale)
dans l'apparition de la voix : on a vu que le navire était désigné assez loin du verbe principal JE
VIS.
-l'indication spatiale va plus loin pourtant grâce à penché sur l'abîme des cieux, : étonnante position tout de même:
-ou bien il regarde le ciel à l'envers et a l'impression d'un gouffre,
-ou bien, plus sûrement, il est penché sur l'onde et voit le ciel en reflet.Le motif du miroir
s'insinue.
Peu importe : ce qui compte c'est l'abouchement, la proximité, le contact des deux abîmes et la présence du poète
dans le voisinage de ce contact. L'abîme, le gouffre représentant une des grandes obsessions de
Hugo.
Voisinage dominé par l'audition donc:
- plusieurs termes désignent l’ouïe avec insistance: entendre, me parler une voix, à l’oreille, comme
s’il s’agissait d’accréditer un phénomène merveilleux, miraculeux : car mes yeux ne voyaient pas la bouche. Première négation du poème : l'expérience est encore plus
importante.
-on observe que malgré la disproportion spatiale soulignée (deux abîmes supposent quelque chose de gigantesque voire de
vertigineux), la voix sans bouche lui parle à l'oreille.
-Voix sans source visible, décrite, non qualifiée, sans attribut.
Bien qu’il ne le nomme pas, c’est quelque chose de sur-naturel qui s’adresse au poète,
qui retrouve ici glorieusement sa fonction originelle, antique de vates (le mot désigne en latin le devin, le
prophète et le poète).
Qu'est-ce donc que cette voix?
•si vous voulez faire simple dites Dieu et on n'en parle plus. Dieu dans la strophe 4 qui parle de lui à la troisième personne (le Seigneur)
•plus (trop) compliqué:Elle symbolise la nature animée toujours par le SURNATUREL [ si on vous demande une précision = le surnaturel
est la Nature divine, ou (même chose) le dieu panthéiste*: pour Hugo, dans le vivant, dans la nature, tout est conscience, tout parle, même la pierre) et la Voix ici parle pour
Dieu (et plus bas q4 de Dieu. Tout dans la nature se dédouble (le matériel est spirituel) et
peut prendre la parole].
En tant qu’inspiré par cette voix, on comprend peu à peu que le poème (que tout poème de H) est lié à l'invisible, a une origine non seulement sonore mais sacrée, devient sacré lui-même, et
rivalise avec le texte sacré par excellence, la Bible. Hugo fait songer ici à Moïse à qui s’est adressé Dieu dans le buisson ardent, Dieu/Voix qui parle mais qu’on ne peut pas
voir.
En peu de vers et de mots une étape a été franchie :la fin du quatrain avec le verbe placé sous la négation rappelle par inversion le début du premier quatrain : “mes yeux ne voyaient pas la bouche” fait écho
à “je vis” : le regard ne suffisait plus ; Hugo est passé à une dimension supérieure, plus spiritualisée, plus
épurée, plus intériorisée, qui passe par la voix.
Le poète est donc proche de cette VOIX surnaturelle (signe du divin caché en tout) qui reste
cependant invisible dans son origine. Sa position de poète reste intermédiaire :
-entre terre et mer (v1);
-entre les deux abîmes (il est penché sur l’abîme des cieux) :il est au centre d’un axe vertical (entre les deux abîmes) et horizontal (au bord des flots mouvants); mais aussi
-entre (le surnaturel,) le divin et les hommes, par le truchement du poème qu'il leur adresse.
Deuxième partie du poème : du récit indéterminé au discours.
Dans les deux derniers quatrains, le poète s’efface et son poème se confond avec la voix divine. Il n’est plus seulement
inspiré par disons Dieu pour aller vite, il est la voix de Dieu.
Nous lisons et entendons la Voix sans origine nommée mais venant donc de l’abîme. Nous entendons ce que le poète a
entendu : poète medium, transmetteur, truchement de la Voix. Poème comme écrit sous la dictée [ sachez dire
si nécessaire les séances de spiritisme, de tables tournantes cf annexe infra].
Q3
«Poète, tu fais bien! Poète au triste front,
Tu rêves près des ondes,
Et tu tires des mers bien des choses qui sont
Sous les vagues profondes!
Si le poète s’efface devant Dieu, en revanche, Dieu l’approuve tout de suite (tu fais bien) en le
tutoyant, le met en avant, l'approuve, pour rappeler son sacerdoce* :
-sa fonction, ses actions : 1-tu rêves et 2- tu tires :
-1-rêver a le sens (vieilli, oublié aujourd’hui) de réfléchir, contempler.
[ vocabulaire : onde=modification se produisant à la surface de l'eau, consistant en une alternance de
soulèvements et d'abaissements qui donnent l'illusion d'un déplacement.]
-mais le poète n’est pas seulement un contemplatif, plongé dans son monde intérieur. Il agit en
véritable Titan :=>
-2-il tire des mers bien des choses qui sont sous les vagues profondes. Il touche au lointain, au secret, au caché, à l'inatteignable, il passe l'écorce, l'apparence des
choses. On mesure la difficulté de sa tâche (qui n’est pas matérielle) :
- aux nombreux
pluriels,
- à l’importance quantitative des choses qu’il dégage, même si ici l’imprécision domine;
- à la profondeur de sa quête (sous, profondes).
=>Le poète arrache, extrait des profondeurs, drague dans l'ignoré vertigineux. Ses visions sont garanties par la
Voix. Ce que doit bien retenir le lecteur au seuil du grand livre LES CONTEMPLATIONS.
Cette fonction est douloureuse, et le poète semble s’y sacrifier : son
front est triste, marqué par la souffrance aux causes humaines multiples mais à la cause poétique évidente : sa tâche est infinie, interminable. Il a tellement à dire, c’est sa
responsabilité.
La gravité de son œuvre se fait ressentir à travers les rimes front ondes sont profondes, à la
tonalité grave. De même la ressemblance musicale entre triste et tire semble créer un lien de
causalité entre les deux termes.
Bref on comprend que son importance ait été rappelée dans la double apostrophe : Poète, Poète au triste front (v9). Ainsi
reçoit-il l’onction* divine qui le confirme dans son rôle, et par l’emploi du point d’exclamation, le seul de tout le texte (v9).
Q4
Après la célébration du poète, voici la raison de l’approbation du v 9/10 à relire :
«Poète, tu fais bien! Poète au triste front,
Tu rêves près des ondes,
Pourquoi donc?
La dernière strophe en effet développe le 3ème quatrain tout en
revenant à la première strophe dont elle donne l’explication dans un ordre symétriquement inversé : on mesure alors toute la
portée allégorique de cette scène MODESTE AU DÉPART.
La mer, c'est le Seigneur, que, misère ou bonheur,
Tout destin montre et nomme;
Le vent,c'est le Seigneur ; l'astre, c'est le Seigneur ;
Le navire, c'est l'homme.»
On se souvient du Q1 et des éléments évoqués aux vers 3 et 4:
Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants,
Passer, gonflant ses voiles,
Un rapide navire enveloppé de vents,
De vagues et d'étoiles;
L’explication est simple et la voix pose des équivalences (avec le même présentatif c’est, c’est) dans une répétition presque biblique : tout se ramène à Dieu, mer, vent, astre (eau, air, feu), tout est
Dieu, tout est divin ; trois vers y sont consacrés.[Retenez
certaines de ses formules panthéistes célèbres: Dieu est l'invisible évident; Dieu dilaté c'est le monde...] La Voix dit la valeur du visible qui
n’est pas que visible. Dans le visible, le matériel est doublé d'éléments spirituels qu'il faut savoir
entendre, lire. Dire, s'il s'agit d'un poète.
Deux vers sont consacrés à la mer (juste prolongement de ce qui domine le Q3) avec l’image la plus difficile
du poème à cause de son ambivalence (misère ou bonheur), et du caractère moins évident de la construction grammaticale:
-ambivalence: la mer est le cours de notre vie, fût-il tragique ou
heureux: la mer houleuse ou étale donc, c’est selon. LES CONTEMPLATIONS sont fondées sur une tragédie. La dualité (tragédie/ bonheur du livre est annoncée).Mais ce n’est pas
tout.
- la construction étonne : on peut parler de brachylogie (construction
TRÈS elliptique). Il faut comprendre encore:la mer c’est Dieu que toute vie exprime, met en évidence (montre) et NOMME (fonction qui revient en principe au poète). Quelque chose fait sens dans
une vie. Tu as raison poète d'être là, à contempler la mer.
L’ellipse a une fonction bien particulière:elle nous pousse (lecteur) à reconstituer la phrase intégrale en donnant
un tour plus mystérieux à l’interprétation, et en nous invitant à lire nous aussi notre destin, à l’interpréter. Tout est signe à déchiffrer.
•Le poème s’achève sur l’homme, placé sous la protection de Dieu, n’ayant droit qu’à un mot mais final et
semblable à un point d’orgue. Il nous renvoie à nous-même, à notre course dans le monde.
Mais en sachant une chose majeure acquise grâce au rapprochement des quatrains extérieurs: Dieu, qui est partout et en tout, enveloppe notre destin. Nous sommes sans doute ballotés, courant sur des abîmes mais au milieu d'éléments
appartenant ou témoignant du divin.
Concluons : ce poème bref est capital : par sa position liminaire, il prend une
valeur emblématique que lui confère aussi l’emploi des images symboliques. Nous ne serons pas surpris de lire dans les CONTEMPLATIONS, des récits et des dialogues séparés mais souvent mêlés
comme ici, et, au plan thématique, des images de gouffres, de voyages, de Voix d'ombres et de lumières..
Le poète est proche de la nature : ici il rêve près des ondes. Il est aussi inspiré par Dieu, par le surnaturel, indissociable du naturel : V. Hugo revient ici à la conception classique de la poésie, celle de l'inspiration
divine (pour Montaigne, la poésie “la langue originelle des dieux).[à GARDER POUR LA SYNTHÈSE Les Grecs voyaient dans
l’inspiration du poète un enthousiasme, cad, selon l’étymologie, une possession de soi par le Dieu : «lorsque le poète est installé sur le trépied de la Muse, il n’est plus maître de son
esprit, mais à la façon d’une source, il laisse librement couler ce qui afflue”(Lois, IV, 719c) ou encore à la transe des Bacchantes, possédées par Dionysos, dieu de la vigne, de l’ivresse
et de la musique. Mais à la différence du poète platonicien, le
poète hugolien n’est pas transporté, possédé : sa poésie fait corps avec la voix de Dieu, devient parole divine, sans que le poète perde rien de son attitude digne, de sa souffrance
qui l’élève, de sa rêverie philososphique qui fait de lui un penseur autant qu’un inspiré.] Et le dieu qui l’inspire est panthéiste : ce qui revient à désigner sa mission:
mémoire, témoin et prophète le poète se doit dire le monde dans sa totalité
La fonction du poète est clairement établie : il sert de lien entre Dieu et les hommes, leur apporte le "message"
qui leur permet de comprendre leur place au sein de l’univers. et leur promet une angélisation... C’est la raison pour laquelle il choisit des formes poétiques simples, et s’exprime
dans une langue accessible à tous, immédiatement compréhensible.
POUR QUESTIONS SAUVAGES :
***
• bien mettre en relation la composition des CONTEMPLATIONS : notre petit poème est une ouverture et il aura pour le gouffre un écho GIGANTESQUE avec AU BORD DE L'INFINI (partie 6) et surtout CE
QUE DIT LA BOUCHE (toujours la voix, la bouche)D'OMBRE, histoire de l'humanité chantée par un spectre et allant d'Adam et sa faute à la libération de l'homme.Le dernier poème ( À CELLE QUI EST
RESTÉE EN FRANCE, évoquant sa fille mort, noyée...). On comprend aussi l'importance de l'eau dans notre poème, même si le poème est antérieur à la mort de Léopoldine: en se relisant, en décdant
de le classer en tête de recueil , Hugo ne pouvait pas ne pas comprendre misère et bonheur que donne la mer...
***
•place de Dieu chez Hugo? Omniprésent comme on a compris. Ajoutez qu'il écrivit Dieu, un
immense poème (posthume) qui fait partie avec La Fin de Satan et LA LÉGENDE DES SIÈCLES de ce qui était prévu comme un ensemble métaphysique.
•il connaît parfaitement la Bible mais n'est pas catholique au sens strict, il s'en faut.
•il a parlé de poème-autel. Vous avez compris que Hugo se voit aussi comme prêtre de l'espèce humaine.
• sa vision profonde: le vivant est UN, Dieu est en tout , tout est conscience, l'univers se mire en lui-même : herbe miroir de la pierre, elle-même miroir de l'homme qui est miroir de dieu
etc.
______________
*anecdotique : sachez que des photos prises par son fils à Jersey ont pour légendes : Hugo causant avec Dieu, regardant Dieu...
*autres points voisins : il croyait en la métempsychose, faisait tourner les tables (il dialogua avec Galilée, Mahomet, Dante etc..on a ses textes), entendait des voix spectrales dans son
sommeil...