Le Guépard

Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 09:33


 PLAN DU COURS1) UN CHAPITRE DE PRÉSENTATION : entrée dans la  Maison  Salina et dans la  “conscience” du maître de cette maison ; 2) ENTRÉE EN SCÈNE PROGRESSIVE DE L'HISTOIRE ; 3) ENTRÉE DANS UN ROMAN.


Introduction :

Un chapitre en deux parties :

      _le 12 : un G mécontent de tout qui a une analyse politique floue 15; quelque chose grince en lui 16; il va essayer d’oublier ses contrariétés à Palerme;
        _ le lendemain, c’est la visite de Tc qui semble posséder la bonne analyse de la situation et rend son oncle de meilleure humeur.

    Nous passons de la nuit réelle et du brouillard politique à la sauvagerie lumineuse d’une journée sicilienne où tout semble enfin compréhensible et même rassurant.
   De façon concertée le N nous offre un G courroucé puis un G cherchant la chair féminine fraîche et enfin un G qui se veut clairvoyant après avoir été éclairé par Tc.
    Un Jupiter tonnant, un Jupiter courant après une mortelle, un Jupiter serein mais qui s’inquiète sur la légitimité de ...Jupiter....41

  Un chapitre  qu’il faudra justement méditer pour  forme circulaire .


                    1/UN CHAPITRE D’EXPOSITION



    Incipit hautement symbolique avec le texte du Rosaire (note 1). Maintenant et à l’heure de notre mort...Fin du JE VOUS SALUE MARIE..


        1/INFORMER LE LECTEUR: une fausse impression de statisme répétitif chez les Salina.

les données spatio-temporelles:

-localisation : la Sicile et Palerme, solaire et nocturne:


        -Sicile dominée par la lumière frénétique 26, la stupeur 42


          - l’espace de Palerme (avec la Conque d’or 25 (environs), le mont Pellegrino 37), sous un soleil fanatique (sorte de ferment qui aérise les choses 42) ou de nuit avec les parties conventuelles (25 sq) qui l’occupent tellement en même temps que des foyers inquiétants de rebelles;

             -l'espace des Salina (infra).



            [-la “Sicilitude” apparaît 38 tôt :dans la réflexion du G (secret éventé) et dans la déclaration sur le SOLEIL, souverain authentique 42]



            [prolepse dans le cours : l’espace au plan narratif et symbolique doit être pensé comme un espace géographique, social et cosmique : on pourrait opposer dans la conscience du G,  le cosmique aux lois stables et le sublunaire, le vivant, les hommes, le désordre..La prière du Rosaire fixe les êtres et les installent dans un espace  momentanément ordonné...(et un Temps "éternel")...]



-informations temporelles : 12 & 13 mai de 1860 avec un retour en arrière avec l’allusion au 4 avril et au soldat mort. Une nouvelle apportée par un journal renvoie au 11 mai.


        -nous suivons la journée d’un Sicilien, ce qui devait être le titre du roman au début. Du 12 à partir du Rosaire pour finir sur la même prière du 13=>


                -la prière, la sortie dans le jardin, le repas, la sortie sexuelle, la nuit agitée, la toilette du matin 31 avec la venue de Tc, la visite des subalternes, l’entretien avec PP dans l’observatoire, le  repas de midi 46, le plus important, la sieste, le “courrier “et le journal: enfin retour du Rosaire.



un personnage qu’on découvre en premier et par la voix 9; il fait vite figure de protagoniste : un lien immédiat avec le titre, l’animal héraldique (emblème du Guépard sur la soupière p.21( attention un GUÉPAR DANSANT...(dans la réalité vous savez qu'il s'agissait d'un Léopard) argenterie..Ce sera encore plus frappant avec le G partout à Donnafugata) Un héritier d’une grande famille, une ascendance, une descendance.Dont on nous dit très vite premier et DERNIER de la lignée 12.


   * Un félin redouté, un animal appartenant à l’aristocratie des félins .

    • un corps de félin :


    -stature gigantesque (11 “immense et très fort “; grosse patte 22 mais doigts délicats 33 ; un pas vigoureux 33; longues moustaches 34);


    -autre élément physique : blond, yeux clairs qui viennent de sa mère, allemande ; le reste des Siciliens apparaissant comme  bruns et « olivâtres » aux cheveux de jais 12.


      -le G est encore fier de son physique 33;



  •un aristocrate : le blason bien sûr, son titre de Prince ; on aura connaissance d’une  audience royale (parmi  bien d’autres) à Caserte 16. Un propriétaire imposant à Palerme et en 2 à Donnafugata.


  •  un félin redouté
   
     - on l’attend debout pour manger 21; on mange en silence et tout le monde est muet de crainte 21 sous son regard ; sa colère est reconnue au bruit 21 de la louche contre la soupière; il a l'habitude de tordre les couverts  cuillère : colère bruyante 43

        mais on nous dit qu’il est d’une bonhomie foncière 47; qu'il peut-être cordial 48 et même qu'il a honte de traiter les fermiers comme le roi le traita lui.


    *un héros  dont le N connaît la vraie nature 26


    -un être a double facette, héritage parental encore :


            -il tient du père une certaine lascivité, sensualité,un laisser-aller (dans les besoins sexuels qui s’expriment sans que personne n’y trouve à redire (surtout pas sa femme et à peine son confesseur) : cf Mariannina, rappel de ses aventures avec Sarah. Il se jutifie intérieurement par la faute de sa femme bigote hystérique mais admet ses  remords 29 (un porc 30).


            -il tient de sa mère Caroline, outre un orgueil 12 démesuré (devenu arrogance capricieuse), un goût



-pour l’autorité, la rigidité morale (avec des scrupules moraux perpétuels qui le font ergoteur 28) compensée par sa sensualité),



-pour l’abstraction qu’il tient de sa mère (cf sa passion pour l’astronomie (prix d’astronomie à Paris 29); cf dialogue dans l’observatoire avec Pirrone 41 sq ) et les calculs mathématiques qui lui donnent l’ataraxie 35 (sa morphine) et une certaine distance à l’égard de tout ce qui existe 45 et un rattachement à l’UNIVERS 45) (anticipons: la mort au cœur des des plus belles abstractions s’insinue déjà)
        -importance de la nécessité 15

     Il aime méditer sur tout comme le prouvent de fréquents monologues intérieurs ( jardin, coupé, avec PP)



    =>un être qui a l’orgueil de sa classe, regarde de haut les autres, méprisant son fils et Malavica 15 porte-parole des amis, des sots (il conseille à Paolo de discuter de politique avec son cheval alezan), devinant leurs arrière-pensées : un être a sa tendresse sans l’épargner parfois : son filleul Tc qu’il aime comme un fils et mieux que les siens 24. Rappelle durement à son fils qu’il COMMANDE ICI 50



 =>une vie dominée dans une représentation verticale :


                 -par Dieu 30 (avec des arrangements),


                 -le roi (en principe 16), le drapeau blanc avec l'or fleurdelisé 33,


                -le principat, la domination éclairée 34 :qui commande aux autres comme on commande à des chiens  sans jamais se déprendre de sa courtoisie innée 45, de son humour sans illusion : un paternalisme 36 rude, arrogant  mais sans brutalité excessive; une bonté indifférente souvent 43.


    =>Un homme qui a une conception de sa classe comme ayant dépassé le goût de la richesse pour elle-même 35.Sa philosophie de la propriété est la suivante :
            un aristocrate oublie la cupidité(si importante ches Sédàra bientôt ) et  dépense  en art, en plaisir, en dons (sa façon souvent d'acheter l'autre)



      Observons que l’être le plus proche de lui, son chien Bendico déjà si présent dans ce chapitre (le premier nommé et le premier en scène jardin 13); dans son activité desordonnée d’un homme vu des cieux 45;


    Concluons provisoirement sur un trait de psychologie cardinal :l'orgueil du G et sa passion pour les maths se sont associés pour lui donner l'illusion de dominer les astres (il alla jusqu'à s'approprier deux étoiles en les baptisant de son NOM et de celui d'un de ses chiens aimés.. Son problème : comment commander aux hommes, à l'Histoire...

(à suivre)

Par J-M. R. - Publié dans : Le Guépard
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