Dimanche 28 septembre 2008
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L’introduction au commentaire
Comme pour tous les exercices, elle doit être complète, brève et efficace. Par principe, vous êtes supposé vous adresser à votre correcteur comme s’il ne connaissait pas le texte (ce qui est rare, malgré tout...).
On attend :
-une amorce
-une présentation du texte et de l’auteur.
-une “problématique”, un projet de lecture.
-une annonce de plan.
• UNE AMORCE ? C’est selon votre capacité.
L’idéal est d’attaquer par une remarque générale impliquée par ce qui domine le texte qui sera commenté. Est-ce une description, une tirade, un sonnet, un dialogue, un texte fantastique, un texte dans une langue populaire (1)? Si vous avez des repères d’histoire littéraire vous devez les utiliser.
Vous aviez une tirade de séducteur : DJ est objectivement libertin. Vous pouviez commencer par une réflexion générale (brèvissime) sur le libertinage.
“Le libertinage se distingue par une contestation au plan théorique et des provocations dans les mœurs. Le DON JUAN de Molière... etc”.
Évidemment il faut éviter les platitudes : avez-vous un poème d’amour? Dispensez-vous de nous dire que depuis la nuit des Temps (ou, de tout temps ou encore, avec Vialatte, depuis la plus haute Antiquité) homme et femme s’aiment.
Si vous choisissez d’ouvrir par une amorce c’est pour “montrer” discrètement votre immense culture et votre maîtrise de l’enjeu du texte. Si vous attaquez sans amorce laissez aux orties l’attaque : « ce texte... », « cet extrait... » etc.
(1) exemple : vous devez commenter un texte de Céline dont la langue est argotique, populaire.Vous pourriez écrire:
Si depuis Rabelais le roman n’a pas toujours été l’écho de tous les niveaux de langue, avec Hugo et Zola, entre autres, il a fait preuve d’une plus grande ouverture et Céline est sans doute celui qui accueillit et transforma de la façon la plus étourdissante la langue supposée populaire.
• PRÉSENTATION rapide du texte (le situer si par chance vous connaissez l’œuvre), de sa nature, de son genre et peut-être déjà de son/ses registres.
-en même temps (et même avant si vous le voulez, peu importe) PRÉSENTATION de l’auteur : ne pas traîner. S’il vous est inconnu nécessité fait loi, vous passez vite; s’il vous est connu n’étalez pas un savoir inutile et n’utilisez que ce qui touche au texte et à votre objectif : pour DJ la dimension sulfureuse était à rattacher aux déboires de Molière avec le TARTUFFE.
•UNE PROBLÉMATIQUE, UN PROJET DE LECTURE : le dada des profs.
-on peut se contenter d’une question qui prépare l’énoncé du plan (et qui en est une reformulation):
En quoi cette tirade éloquente sert-elle une certaine philosophie?
-on peut choisir une question un peu plus ambitieuse.
*Un de vos camarades propose justement :”En quoi cette tirade démontre-t-elle la personnalité singulière du héros?”
*On pouvait aussi choisir :“Devant une telle déclaration n’est-il pas permis de se demander ce qui fait la force de séduction de DJ?”.
• ANNONCE DU PLAN :rédigez le plus élégamment possible (entendez: le moins pachydermiquement possible).
Vous tenterez le mode interrogatif souvent efficace: vous éviterez (sauf incapacité notoire) l’éléphantesque “ Dans une première partie, je montrerai comment .... et, dans une deuxième partie.....je verrai/ nous verrons....”.
Ou: “Deux parties composeront le commentaire : la première ....: la seconde....”.
NE VOUS ANGOISSEZ PAS: je serai indulgent (si, si) sur ce point.
Reprenons le fil de Raphaël:”En quoi cette tirade démontre-t-elle la personnalité singulière du héros? Tout d’abord elle est l’œuvre d’un maître du discours. Ensuite elle est au service d’un éloge du libertinage”.
Repartons de ma proposition :“Devant une telle déclaration n’est-il pas permis
de se demander ce qui fait la force de séduction de DJ? On peut penser que sa virtuosité verbale (I) bien étayée par une philosophie suggestive (II) joue un grand rôle”.Comme pour tous les exercices, elle doit être complète, brève et efficace. Par principe, vous êtes supposé vous adresser à votre correcteur comme s’il ne connaissait pas le texte (ce qui est rare, malgré tout...).
On attend :
-une amorce
-une présentation du texte et de l’auteur.
-une “problématique”, un projet de lecture.
-une annonce de plan.
• UNE AMORCE ? C’est selon votre capacité.
L’idéal est d’attaquer par une remarque générale impliquée par ce qui domine le texte qui sera commenté. Est-ce une description, une tirade, un sonnet, un dialogue, un texte fantastique, un texte dans une langue populaire (1)? Si vous avez des repères d’histoire littéraire vous devez les utiliser.
Vous aviez une tirade de séducteur : DJ est objectivement libertin. Vous pouviez commencer par une réflexion générale (brèvissime) sur le libertinage.
“Le libertinage se distingue par une contestation au plan théorique et des provocations dans les mœurs. Le DON JUAN de Molière... etc”.
Évidemment il faut éviter les platitudes : avez-vous un poème d’amour? Dispensez-vous de nous dire que depuis la nuit des Temps (ou, de tout temps ou encore, avec Vialatte, depuis la plus haute Antiquité) homme et femme s’aiment.
Si vous choisissez d’ouvrir par une amorce c’est pour “montrer” discrètement votre immense culture et votre maîtrise de l’enjeu du texte. Si vous attaquez sans amorce laissez aux orties l’attaque : « ce texte... », « cet extrait... » etc.
(1) exemple : vous devez commenter un texte de Céline dont la langue est argotique, populaire.Vous pourriez écrire:
Si depuis Rabelais le roman n’a pas toujours été l’écho de tous les niveaux de langue, avec Hugo et Zola, entre autres, il a fait preuve d’une plus grande ouverture et Céline est sans doute celui qui accueillit et transforma de la façon la plus étourdissante la langue supposée populaire.
• PRÉSENTATION rapide du texte (le situer si par chance vous connaissez l’œuvre), de sa nature, de son genre et peut-être déjà de son/ses registres.
-en même temps (et même avant si vous le voulez, peu importe) PRÉSENTATION de l’auteur : ne pas traîner. S’il vous est inconnu nécessité fait loi, vous passez vite; s’il vous est connu n’étalez pas un savoir inutile et n’utilisez que ce qui touche au texte et à votre objectif : pour DJ la dimension sulfureuse était à rattacher aux déboires de Molière avec le TARTUFFE.
•UNE PROBLÉMATIQUE, UN PROJET DE LECTURE : le dada des profs.
-on peut se contenter d’une question qui prépare l’énoncé du plan (et qui en est une reformulation):
En quoi cette tirade éloquente sert-elle une certaine philosophie?
-on peut choisir une question un peu plus ambitieuse.
*Un de vos camarades propose justement :”En quoi cette tirade démontre-t-elle la personnalité singulière du héros?”
*On pouvait aussi choisir :“Devant une telle déclaration n’est-il pas permis de se demander ce qui fait la force de séduction de DJ?”.
• ANNONCE DU PLAN :rédigez le plus élégamment possible (entendez: le moins pachydermiquement possible).
Vous tenterez le mode interrogatif souvent efficace: vous éviterez (sauf incapacité notoire) l’éléphantesque “ Dans une première partie, je montrerai comment .... et, dans une deuxième partie.....je verrai/ nous verrons....”.
Ou: “Deux parties composeront le commentaire : la première ....: la seconde....”.
NE VOUS ANGOISSEZ PAS: je serai indulgent (si, si) sur ce point.
Reprenons le fil de Raphaël:”En quoi cette tirade démontre-t-elle la personnalité singulière du héros? Tout d’abord elle est l’œuvre d’un maître du discours. Ensuite elle est au service d’un éloge du libertinage”.
ATTENTION I & II ne doivent pas apparaître dans votre copie : ici, ils servent à attirer votre attention.
VOUS AVEZ PASSÉ TROIS LIGNES. VOTRE I PEUT COMMENCER (AVEC OU NON UNE TRANSITION...).
Par J-M. R.
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Publié dans : Conseils pour les devoirs
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