ATTENTION HORATIUS EST PLUTÔT HORSTIUS!
Introduction: à résumer.
PRÉSENTATION
Ce texte n’appartient pas à proprement parler au XVIIIème siècle ; il a été publié en 1786 ; mais il a joué un
rôle si considérable dans la genèse de l’esprit philosophique qu’on l’associe traditionnellement au XVIIIème siècle.
En 1686, Fontenelle, neveu de Corneille, a trente ans : après avoir fait ses débuts dans le
monde comme bel esprit, Fontenelle, attiré par les sciences, vulgarise sous une forme aimable les plus récentes découvertes. En effet, dans le dernier tiers du XVIIème siècle, la
science se propage chez les gens du monde, par la création de journaux, d’«académies», de «conférences». De 1697, date à laquelle il est nommé Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences,
jusqu’à sa mort en 1757, il se consacre uniquement à des travaux de savants, en zélateur du progrès et de la science nouvelle contre les traditionalistes rétrogrades : dans la
querelle des Anciens et des Modernes qui éclate en 1687, il prend résolument le parti des Modernes. Il est nourri de Descartes et a lu un autre précurseur des Lumières, Bayle et
ses Pensées sur la comète (1682).
Après son premier ouvrage de vulgarisation scientifique, Entretiens sur la pluralité des mondes, qui connaît un grand succès (33 éditions du vivant de Fontenelle) et qui établit sa notoriété, Fontenelle écrit
aussitôt un petit ouvrage de polémique : l’Histoire des Oracles où, adaptant librement deux dissertations latines d’un érudit
hollandais, Van Dale, il entreprend de réfuter une croyance qui remontait aux premiers temps du christianisme et d’après laquelle les oracles païens
auraient été prononcés sous l’influence des démons et auraient cessé à la venue de J.-C. En outre il démontre que les oracles étaient manipulés par les prêtres et les pouvoirs
politiques pour maintenir leur pouvoir.
C’est un passage très célèbre de cet ouvrage que nous allons lire : il dégage ce que doit être la démarche
du scientifique à travers un exemple de "miracle".
LECTURE de cet extrait du chapitre V de l'HISTOIRE DES ORACLES.
MOUVEMENT DU TEXTE .
-1er §:énoncé d'un principe méthodologique.
-une phrase de transition & d'introduction
-à une anecdote QUI ILLUSTRE CE QU'EST UNE ATTITUDE irrationnelle (§2);
-enfin une conclusion plus générale (L 28/33)
ENJEU DE LECTURE. COMMENT CETTE DÉFENSE DE L'ESPRIT SCIENTIFIQUE S'APPUIE-T-ELLE SUR UNE ANECDOTE
PERSUASIVE ? comment F. utilise vœu méthodologique et exemple persuasif afin de réfuter la superstition qui va se glisser dans de prétendus travaux
scientifiques.
LECTURE ANALYTIQUe: annonce de votre plan.
I- Le texte d’un esprit scientifique qui cherche
à définir quelques principes méthodologiques: la thèse développée est lancée de façon claire, péremptoire, dès la deuxième phrase :ASSURONS NOUS BIEN DU FAIT, AVANT DE NOUS INQUIÉTER DE LA
CAUSE. L'esprit scientifique veut que l’on vérifie le fait avant de l’expliquer. Cette sécurité expérimentale se déduit de la première règle de
Descartes : il faut «éviter
-la précipitation (illustrée ici par un vocabulaire concret (L5:
courent ... à la cause+ passent par-dessus la vérité du fait) et
-la présomption” 33 (TENDANCE À VOULOIR TOUT EXPLIQUER
).
Ce texte est écrit en réaction contre les tendances superficielles et moutonnières de l’esprit
humain.
1- Il annonce et réclame une démarche scientifique:
-son vocabulaire est adéquat :il emploie beaucoup le mot raison ( citez: à vous), nous lisons aussi fait / cause,
vérité du fait, principe (32) etc;
-il avance le premier mouvement d’une méthode (4): il convient de clarifier.
* le texte commence par assurons nous bien :autrement dit procédons avec prudence;
=> assurer, ce n’est pas être sûr, mais vérifier, et le mot est renforcé par
bien;
* la méthode : dans le temps de l’examen scientifique, il décrit les toutes
premières étapes à suivre : vérifier le fait, l’isoler, le construire, s’assurer qu’il ne repose pas sur une erreur, sur une supercherie etc.: l’analyser seulement ensuite.
L'orfèvre de l'anecdote l'aura, lui, examinée 20
cl sur ce point =>Retenons notre jugement, si ce n’est pour accéder à la vérité, au moins pour qu’on ne nous juge
pas ridicule. Vraie sanction. Dans le récit qui viendra c'est la chute du texte et le rire du lecteur qui sanctionneront le comique 20/26.
2- même s’il paraît plus sceptique ou humble que "positiviste” (anachronisme: croire que
science et logique peuvent tout expliquer), son scepticisme en tout cas veut prévenir les erreurs sans garantir de trouver toutes les vérités.
On le constate à la progression qui s’établit entre l’introduction et la conclusion de l’anecdote
:
-prenons le mot naturel § 1 et 4:il est employé non pour prouver l’intelligence naturelle, la propension
naturelle de l’homme vers l’esprit, mais pour montrer la défaillance de la nature humaine (sa hâte, ici). La répétition du mot marque aussi une gradation accablante : la
plupart des gens courent naturellement à la cause devient rien n’est plus naturel d’en faire autant sur toutes sortes de matières.
Extension du domaine des erreurs....
--> la plupart des gens devient une généralisation
implicite avec l’infinitif (d'en faire);
--> Rien n’est plus naturel : expression à valeur superlative, avec le mot rien à valeur
intensive placé en début de phrase.
Cette généralisation plutôt pessimiste (dans laquelle il s’inclut) sera encore accentuée par la dernière phrase,
où le nous englobe tous les hommes. Cette vision sombre ou humble de la nature humaine qui ici l’écarte de Descartes (les principes nous échappent) se lit dans une
gradation paradoxale : relire l.31, 32 : la structure alternée et aggravante (non seulement ... mais encore) met l’accent à la fois sur les difficultés d’accéder au vrai et sur la
manière dont l’homme est constamment vulnérable sur le plan du raisonnement. La proposition affirmative est plus accablante que la proposition négative. L’association des deux est
critique. Notez bien que Fontenelle ne s’exclut pas de cette aptitude à l’erreur : il emploie la première personne du pluriel (nous) et le on qui a une portée
universelle. L’expression toutes sortes de matières laisse entendre que les hommes peuvent se
tromper dans des domaines autrement plus graves que celui de la dent d’or, qui soulève une tempête entre professeurs mais ne nuit à personne, comme celui de la justice (pensons plus tard
aux interventions de Voltaire dans l'affaire Calas par exemple), du pouvoir....La critique religieuse n’est pas loin non plus.
L'anecdote le prouvera à sa façon.On comprend mieux que lors de la
réimpression du livre en 1707 les jésuites réclamèrent (en vain) l'emprisonnement de l'auteur.
Résumons : ne soyons pas trop ambitieux (manquent
les principes) et au moins ne soyons pas ridicules et évitons de fonder des théories qui reposent sur des erreurs intiales dues aux a priori et faciles à
vérifier.
3- Mais ce scepticisme (nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai)
s’exprime avec beaucoup d’honnêteté, conformément au projet énoncé dans la préface des
Entretiens sur la pluralité des mondes : «J’ai voulu traiter la philosophie d’une manière qui ne fût point philosophique; j’ai tâché de
l’amener à un point, où elle ne fût trop sèche pour les gens du monde ni trop badine pou les savants.»
- il s’appuie sur une anecdote, dans le paragraphe central . L’originalité n’est pas ici dans la matière, tirée des indigestes, pesantes dissertations latines de Van Dale, mais dans la manière :
au lieu d’un exposé dogmatique, il offre une plaisante et satirique comédie de cuistres. A une démonstration abstraite, Fontenelle substitue la preuve par l’exemple : le récit n’est que
le strict rapport des faits....
- Fontenelle s’exprime comme s’il conversait dans un salon (il emploie le verbe parler) et non
comme s’il dissertait : relire les lignes 8 et 9 et commentez le paradoxe de l’expression “ce malheur arriva si plaisamment “(il y a antithèse dans les termes, le second atténuant
beaucoup le premier). L'utilisation du "nous" fait de lui comme les autres hommes les victimes potentielles de cette situation. A cela près que lui en a conscience, ce qui lui permet d'analyser
le phénomène, de le faire connaître et de donner quelques conseils.
Faire part de ces analyses et aider les autres à mieux raisonner fait partie de la tâche que se donne le
philosophe.
Notre vulgarisateur en vient à l'histoire comme si elle
s’imposait d’elle-même : à la lourde démonstration savante, Fontenelle préfère le charme de l’anecdote mondaine. Il la raconte presque malgré lui..
II- L’ANECDOTE qui va servir de détour pédagogique, en
mêlageant l’historique (le pseudo-historique) et la narration :
1- Historique et fictif à la fois. Cet exemple sert à F. de plaisante
preuve, support majeur (avec l’ironie) dans sa technique de persuasion.
a- historique : le cadre et les acteurs. F. relate l’histoire des histoires proposées par les savants locaux
en voulant nous faire croire à l’authenticité du fait:
-dates précis: sur la fin du siècle passé, en 1593, en 1595,
référence historique aussi aux guerres entre Turcs et Habsbourg (entre 1593 et 1601);
-lieux réels : Allemagne, Silésie (allemande, alors rattachée
au royaume de Bohême), Helmstad, dans le duché de Brunswick (vieille université réputée même si elle n’a pas la notoriété de Bologne ou Paris).
Dates et lieu (Helmsted) sont choisis de façon à permettre à la fois distance & proximité
:
- distance :l’action se déroule loin dans le temps (un siècle
avant le moment de l’écriture), et dans un autre pays,assez peu connu des Français. Personne ne devrait se sentir directement visé par la moquerie des savants
- proximité : le lecteur ne peut-il retrouver autour de lui des savants aussi peu
sûrs? Dans ce cas chacun pourra se sentir impliqué.
- en même temps le rédacteur donne vite toutes les précisions (âge, explications) : un enfant de sept ans (l'innocence
même ...) qui perd ses dents, comme il est normal à cet âge. Il lui vient une dent d’or à la place d’une de ses grosses dents : on part d’un phénomène naturel pour passer à un phénomène étrange
qu’on va vite transformer en surnaturel
-les autres acteurs sont seulement évoqués par ce qu'ils sont en principe : de savants personnages ( nom, statut social).
-le récit commence par des passés simples puis choisit (quand ? L ) le présent de narration qui semble encore
accréditer l’événement en lui donnant un surcroît de réalité. Pour montrer aussi (ironiquement) que l’essentiel et le plus vivant est dans la querelle des savants.
Voyons ce qui semble très vite
b- fictif, inventé pour les besoins de la démonstration:
-les terminaisons latines du nom des savants sont identiques et indiquent que le récit est
bien une invention: quatre savants dont le nom finit en -US, comme si à force d’étudier, leur nom s’était latinisé, c’est trop pour
qu’on y croie. D’ailleurs ils font quelque peu comique. Le latin, langue des sciences et de la philosophie durant le Moyen Age, le XVIème, le XVIIème siècle est alors d’un emploi
toujours vivant dans les Provinces-Unies, l’Allemagne, les pays d’Europe centrale ; en France, même, Descartes a écrit en latin, les Méditations
métaphysiques (1641), et les Principes (1644). Le Discours de la méthode, écrit en
français, sera traduit ensuite en latin. Mais la latinisation du nom, en voie de disparition en France, a été ridiculisée par Molière dans le Malade imaginaire, dans les Femmes savantes. L’emploi du nom latinisé, aux consonances grotesques
tend à créer, aux yeux des mondains, l’impression qu’ils s’agit de cuistres prétentieux et infatués. Fontenelle confirme cette impression en accompagnant de titres ronflants les noms de ces
prétendus savants, dont le jugement et la conduite se révèlent ridicules : «Horstius, professeur en médecine dans l’université de Helmstad... Ingolsteterus, autre
savant....Un autre grand homme....
-l’histoire est encore plus risible : cinq livres ont été écrits par quatre savants pour
une seule dent! Ce qui est fabuleux, merveilleux, ce n’est pas que l’enfant ait perdu sa dent pour en retrouver une en or, c’est que tant de scientifiques s’y soient consacrés ainsi en
vain ; ce n’est pas l’origine du phénomène mais ses suites !
On a compris que F se livre à une
2- Une satire des soi-disant savants.
A travers cette anecdote, Fontenelle dénonce deux formes de crédulité :
a- la naïveté populaire. Tout part, en effet, d’un bruit, du bouche à oreille. ”Le bruit courut”. Après tout,
bien compréhensible.
b- La sottise des savants, leur attitude a-scientifique:
Les scientifiques admettent un fait au lieu de le vérifier. Pire, ils confirment un fait qu’ils n’ont même pas vu mais
dont ils ont entendu parler. Ils se fondent sur une rumeur.
Plus, ils accréditent une croyance populaire ; ils se mettent au niveau du peuple, des badauds dont ils ne se
distinguent que par leurs gesticulations, leurs simagrées (attitudes, paroles affectées pour se faire valoir) livresques. Ils en partagent la naïveté
crédule. Pire, le peuple agit sous le coup de l’émotion ; eux poursuivent l’erreur dans le calme de la réflexion. Dans le premier paragraphe, Fontenelle employait la métaphore de la course
(courent, par-dessus) pour ironiser sur les gens qui se précipitent vers la cause d’un phénomène. Ici, nos savants, une fois admis le fait avec rapidité, ne se précipitent même plus :
c’est en toute quiétude, avec une fabuleuse lenteur qu’ils se trompent. Ils sont encore plus impardonnables : on aura noté qu'il a fallu DEUX ans au premier savant pour fournir son
EXPLICATION....
L’explication donnée par Horstius n’a rien de scientifique : elle est confuse puisqu’elle mêle naturel et
surnaturel, par un subtil distinguo justifié on en sait comment( quelle part de naturel et quelle part de surnaturel?) et qu’elle débouche sur une lecture religieuse absurde pour plusieurs
raisons : le vrai Dieu serait celui des Chrétiens qui prendrait fait et cause pour eux, qui choisirait de s’exprimer à travers une dent, et qui aurait fait pousser cette dent dans
un but consolateur, comme si un phénomène privé (une dent dans une bouche) pouvait avoir un impact politique!! L’explication par l’intervention surnaturelle est trop facile, (et il a fallu deux
ans de réflexion...), et permet de tout affirmer sans vérifier les faits ni établir de lois. Il n’est pas de progrès scientifique possible avec de telles méthodes. Entendons : la
religion et la superstition sont des entraves au savoir, fût-il limité.
Fontenelle critique donc les professeurs d’université :
-qui sont interchangeables, ne serait-ce que par les sonorités de leurs noms;
-qui sont coupés de la réalité;
-qui, d’un micro-phénomène jamais observé et contrôlé, dressent une véritable affaire qui s’étend
sur plusieurs années.
-qui s’affrontent de façon stérile, à distance, par livres interposés
: ils perdent un temps considérable en lectures et compilation tandis qu’une simple vérification eût été rapide.
Leur but n’est pas tant de trouver la vérité que de contester ce que les autres ont écrit (citez
): c’est l'orgueil qui les anime dans un univers clos sur lui-même, celui du milieu universitaire, où l’on reste
entre soi pour mieux se donner des coups. [Si on vous fait remarquer le mot sentiment dites que son emploi répété est ironique (sentiment, assez peu
scientifique, même si à l'époque classique le sentiment est plus proche de la connaissance qu'à partir de Rousseau et des Romantiques])]
Sottise, outrecuidance, vanité, hauteur pontifiante, stérilité,
naïveté, tels sont les innombrables défauts des universitaires, savants en chambre qui s'attachent surtout à écrire plutôt qu'à réfléchir.
AJOUTONS UN POINT DÉCISIF:en tant que Moderne (sachez la querelle des Anciens et des Modernes), F. ne veut pas du principe automatique d'autorité qui ferme la bouche à qui
veut contester. La science s'appuie sur l'autorité des faits et non sur de lointaines réflexion d'Aristote par exemple. Ce qui expliquera la fascination de F. pour Newton qui va balayer des
siècles d'errrance.
F. ne conteste pas une autorité fondée mais l'autorité des pédants. Ou,plus grave, suggère insidieusement F. l'autorité religieuse...
3- Marqué par l’ironie subtile
qui annonce Voltaire:
- avec une exclamative amusante, F interpelle 16/17 le lecteur pour
souligner l’absurdité de l’interprétation du premier savant;
-le rédacteur multiplie les
antiphrases : belle et docte réplique, un autre grand homme (qui contraste avec le verbe ramasse qui désigne une activité peu noble mais encore ramasser veut dire faire
concis , ce qui ne semble pas vraiment le cas), tant de beaux ouvrages.
-ironie enfin de la chute en deux temps(l.23/24 et 24/25) : il ne manquait
donne le sentiment qu’il manquait peu de choses, un détail. Or la deuxième partie (l’’apodose de la phrase) contredit la première(la protase): il ne manquait que l’essentiel, qu’il fût vrai que
la dent était en or), qui contraste par sa brièveté et sa sobriété avec tout le reste de l’histoire, qui rappelle le but de la démonstration, qui repose sur une antithèse discrète (le bruit
courut, l’eut examinée), qui montre que l’homme de l’art, l’artisan, sera toujours préférable à des savants en chambre qui construisent des théories sans souci de la
réalité.
CL:
Voilà un esprit scientifique qui se moque plaisamment des faux savants (un médecin qui ne donne pas envie d'être soigné par lui...), une agréable anecdote démonstrative qui fait contraste
avec l’exigence de méthode marquée au début et à la fin du texte. Fontenelle assure bien la transition entre deux siècles: en homme du XVIIème, il est
sans illusion sur la nature humaine et sa faillibilité et en appelle à une méthode sans croire tout démontrable. Par sa dénonciation des superstitions, de la croyance au miracle comme
superstition, il appartient aux deux siècles; s’il est bien de ces libres-esprits du XVIIème qui jouent volontiers avec le feu mais ne sont pas encore des adversaires militants de toute
religion (il sera vite déiste après avoir fréquenté des libertins audacieux), en revanche, sa réflexion se dore d’un humour délicat, d’un plaisir de l’ironie, que l’on retrouvera chez Voltaire.
Le texte dénonce la prétention bornée des savants (que Voltaire a beaucoup tournée en dérision). Le libertin du XVIIème devient avec Fontenelle un philosophe rigoureux et mondain à la
fois, méthodique et souriant : c’est déjà le philosophe des Lumières. L'autorité comme principe a priori qui mène à
l'obscurantisme, la théologie qui pretend tout régler en censurant vont beaucoup souffrir des flèches des philosophes...
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QUESTIONS POSSIBLES:
MONTREZ LA DIMENSION SATIRIQUE DU TEXTE
QUEL EST LE VÉRITABLE ADVERSAIRE DE FONTENELLE DANS CE TEXTE?
EN QUOI CE TEXTE EST-IL CELUI D'UN VULGARISATEUR?