Cours de Lettres
ENTRAÎNEMENT ANALYTIQUE
La septième journée : ils vont quitter le Grand-cerf après midi mais il faut attendre que le temps s’améliore encore un peu. Dans le récit de ses amours, J révèle que la femme qu’il aime est Denise et le M comprend alors ce qu’il aurait dû deviner : ils étaient ensemble jadis au château de Desglands. J évoque ensuite tous les maîtres dont il fut le serviteur. Piqué au vif dans son honneur de séducteur et de noble le M lâche une phrase qui va déterminer une longue querelle : comment Denise a-t-elle pu préférer un J ! 229
Scène théâtrale (à bien retenir) en trois temps :
-1-le ton monte: J refuse dès lors de descendre; verbe et gestes.
-2-l’hôtesse survient, cherche à comprendre et se pose en magistrate pour séparer les adversaires;
-3-rebondissement, avancée : J en profite pour proposer un “contrat” qui prend acte des dix années que lui et son M ont passées ensemble.
Étudions la première partie de la scène.
À VOUS POUR LA PROBLÉMATIQUE.
1)UNE SCÈNE COMIQUE :
•de geste : p 231 violence du M
•comique verbal:
-la répétition de l'ordre : descendez.+ le refrain il est écrit là-haut 230/1
-le jeu sur le mot J : paysan et prénom. Insulte dans l'esprit du maître: on ne cesse pas d'être un inférieur quand on est d'extraction paysanne. Fatalité : vous ne serez jamais qu'un J...
-vivacité des répliques : reprise d'un même mot : un autre 229+ mieux, un peu mieux;
-émotion, colère du maître qui passe du vous au tu; insulte (maroufle); réplique amusante de J: clou à soufflet.
-ironie pateline de J qui glisse doucement la vérité de la situation réelle entre eux...:
-il rappelle leur longue familiarité= pair à compagnon; ami
-............ sa liberté de ton: impertinence
-dureté de J : franc persiflage : il raille l'autorité de son M (bas de 230) et fait comprendre le titre du livre.
•comique de situation : le maître a beau vouloir faire preuve d'autorité, plus il insiste plus il en est dépossédé et sa violence prouve son impuissance.
2)UNE SCÈNE SYMBOLIQUE (au plan social et politique):
a) il s'agit d'obéir et de descendre : J RÉSISTE et reste sur un pied d'égalité . Celui qui symboliquement descend n'est pas celui qu'on croit. Et J ne descendra jamais.
b) le noble est blessé (Denise à préféré un J), il a un accès d'autoritarisme, il devient méprisant, injurieux, il rabaisse J ; en même J rappelle ce qu'il fait tous les jours : il est le vrai maître objectif , celui qui travaille, commande, il agit dans le concret et il sait que son maître ne peut s'en passer.Commenter le titre qui est repris : J et son maître.Il vient en premier .
c) extension de la situation : si J est le peuple, il a de la ruse, de la finesse, il est indispensable au noble : comprenons la leçon politique explicite. Le rustre vaut la noblesse oisive qui vit mécaniquement et n'a de supériorité que de façade et a recours à la violence quand elle s'aperçoit de sa dépendance.
cl: récapitulez (dites d'autres formes de comique dans JLF) et parlez de la suite de la querelle.Dites bien l'importance historique (J parent proche de FIGARO)de cette scène même si DD n'a jamais songé à l'abolition de la royauté..
La septième journée : ils vont quitter le Grand-cerf après midi mais il faut attendre que le temps s’améliore encore un peu. Dans le récit de ses amours, J révèle que la femme qu’il aime est Denise et le M comprend alors ce qu’il aurait dû deviner : ils étaient ensemble jadis au château de Desglands. J évoque ensuite tous les maîtres dont il fut le serviteur. Piqué au vif dans son honneur de séducteur et de noble le M lâche une phrase qui va déterminer une longue querelle : comment Denise a-t-elle pu préférer un J ! 229
Scène théâtrale (à bien retenir) en trois temps :
-1-le ton monte: J refuse dès lors de descendre; verbe et gestes.
-2-l’hôtesse survient, cherche à comprendre et se pose en magistrate pour séparer les adversaires;
-3-rebondissement, avancée : J en profite pour proposer un “contrat” qui prend acte des dix années que lui et son M ont passées ensemble.
Étudions la première partie de la scène.
À VOUS POUR LA PROBLÉMATIQUE.
1)UNE SCÈNE COMIQUE :
•de geste : p 231 violence du M
•comique verbal:
-la répétition de l'ordre : descendez.+ le refrain il est écrit là-haut 230/1
-le jeu sur le mot J : paysan et prénom. Insulte dans l'esprit du maître: on ne cesse pas d'être un inférieur quand on est d'extraction paysanne. Fatalité : vous ne serez jamais qu'un J...
-vivacité des répliques : reprise d'un même mot : un autre 229+ mieux, un peu mieux;
-émotion, colère du maître qui passe du vous au tu; insulte (maroufle); réplique amusante de J: clou à soufflet.
-ironie pateline de J qui glisse doucement la vérité de la situation réelle entre eux...:
-il rappelle leur longue familiarité= pair à compagnon; ami
-............ sa liberté de ton: impertinence
-dureté de J : franc persiflage : il raille l'autorité de son M (bas de 230) et fait comprendre le titre du livre.
•comique de situation : le maître a beau vouloir faire preuve d'autorité, plus il insiste plus il en est dépossédé et sa violence prouve son impuissance.
2)UNE SCÈNE SYMBOLIQUE (au plan social et politique):
a) il s'agit d'obéir et de descendre : J RÉSISTE et reste sur un pied d'égalité . Celui qui symboliquement descend n'est pas celui qu'on croit. Et J ne descendra jamais.
b) le noble est blessé (Denise à préféré un J), il a un accès d'autoritarisme, il devient méprisant, injurieux, il rabaisse J ; en même J rappelle ce qu'il fait tous les jours : il est le vrai maître objectif , celui qui travaille, commande, il agit dans le concret et il sait que son maître ne peut s'en passer.Commenter le titre qui est repris : J et son maître.Il vient en premier .
c) extension de la situation : si J est le peuple, il a de la ruse, de la finesse, il est indispensable au noble : comprenons la leçon politique explicite. Le rustre vaut la noblesse oisive qui vit mécaniquement et n'a de supériorité que de façade et a recours à la violence quand elle s'aperçoit de sa dépendance.
cl: récapitulez (dites d'autres formes de comique dans JLF) et parlez de la suite de la querelle.Dites bien l'importance historique (J parent proche de FIGARO)de cette scène même si DD n'a jamais songé à l'abolition de la royauté..
Sam 6 jun 2009
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